Pendant ce temps, la Méditerranée demeure l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Début avril, l’Organisation internationale pour les migrations indiquait qu’au moins 990 personnes étaient déjà mortes ou portées disparues en Méditerranée depuis le début de l’année 2026, soit l’un des débuts d’année les plus meurtriers depuis le début des relevés en 2014.
Ce qui se déroule actuellement à Ceuta, l’une des deux frontières terrestres entre le Maroc et l’Espagne, illustre cette même logique. Des milliers de personnes ont tenté de rejoindre l’enclave espagnole depuis le Maroc, parfois à la nage, au péril de leur vie. Plusieurs y ont laissé la leur. Face à ces hommes, ces femmes, ces familles et ces mineurs, la réponse a d’abord été sécuritaire. Les gouvernements ont déployé plus de militaires encore et appeler à fermer davantage encore les frontières européennes. Comme si l’urgence était uniquement de repousser celles et ceux qui arrivent, et non de comprendre ce qui les pousse à se jeter à l’eau pour atteindre un morceau d’Europe.