Ce ne sont pas moins de 28  préventions auxquelles devra répondre Jérémy Pierson, dont l’assassinat de Béatrice Berlaimont.

Bien sûr, on est loin des records atteints dans le dossier Dutroux avec 450. 000 pages.
Mais la comparaison s’arrête là car l’enquête Dutroux s’est étendue sur 8  années, avec énormément de ramifications et beaucoup plus d’inculpés.
Le dossier Jérémy Pierson, abordé par la cour d’assises du Luxembourg en cette fin janvier 2018, est tout de même épais de 10. 000  pages, contenus dans 9  cartons. Pour permettre un accès aisé à toutes les parties, le dossier a été digitalisé, donc consultable sur scan.
150 jurés potentiels convoqués aujourd’hui
C’est un des plus importants procès d’assises qu’a connu le Luxembourg au cours des trente dernières années, mis à part l’affaire Dutroux « hors-norme » bien sûr.
Il s’étendra sur trois semaines. Mais en fonction des demandes des parties et autres retards dans les auditions de témoins, un débordement est toujours possible.

Un total de 160  témoins ont été convoqués

Et comme la durée du procès est longue, les magistrats craignent qu’il y ait pas mal de défections de candidats jurés, des indépendants, des frontaliers, ne pouvant se libérer si longuement. C’est pourquoi 150  personnes ont été convoquées, le mercredi 24 janvier après-midi, pour former un jury de 12  effectifs et 4 ou 5 suppléants.

28  préventions

Jérémy Pierson est principalement poursuivi pour l’enlèvement, la séquestration, les viols et l’assassinat de Béatrice Berlaimont. Pour le meurtre, Pierson prétend que, ligotée dans un mirador de chasse où il l’avait abandonnée pour la nuit à La Malmaison (France), tout près de Ruette-Grandcourt, il aurait retrouvé le matin la jeune Béatrice sans vie, morte asphyxiée par la cordelette qu’elle avait autour du cou. C’est du moins la version de l’accusé.
Il devra aussi répondre de deux graves agressions contre deux autres dames : la plus lourde concerne la séquestration dans sa voiture, suivie du viol, d’une jeune femme du sud de la province, le 4 décembre 2014 (quelques jours après la mort de Béatrice). 
L’autre agression s’est déroulée cinq jours plus tard, le 9  décembre, juste avant son arrestation : Pierson, cagoulé, a grimpé à l’arrière de la voiture d’une dame à Saint-Avold (France).  Il lui a placé un couteau près de la gorge (le même modus operandi que cinq jours plus tôt à Arlon) et la dame française n’a eu son salut qu’en klaxonnant et hurlant, ce qui a mis Pierson en fuite.
Les autres préventions sont plus mineures et concernent plusieurs vols de voitures, des vols de cartes de crédit.

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