Le parcours

Départ

Coup de canon : c’est parti ! La meute est lâchée. Le premier kilomètre est en descente. Ça pousse, ça obstrue, ça zigzague, ça vous court dans les pieds, ça vous coupe, ça vous bloque, ça vous bouscule. Ne vous laissez pas décontenancer. Gardez votre sang-froid, votre souffle pour l’effort, vos coudes au corps. Restez bien en ligne, courez à votre propre rythme, faites attention aux bordures et autres obstacles susceptibles de surgir soudainement.

 

KM 1

Les organisateurs ont trouvé une solution pour assurer la fluidité du parcours malgré les travaux dans certains tunnels bruxellois. Les participants tourneront à gauche au rond-point Schuman, passeront par la rue Froissart et emprunteront la rue Belliard. L’ambiance et l’animation musicale, elles, seront encore plus retentissante que l’année dernière.

KM 2 à 3

 

Le palais royal de Bruxelles, où le roi n’exerce que ses fonctions officielles, est plus grand que Buckingham palace. Jetez-y un coup d’oeil en passant.

Il vous faut négocier les pavés, éviter les trottoirs dont les pierres bleues sont disjointes et se préparer à un nouveau virage à 90° à gauche, pour une petite portion de rue Royale en direction de la place Royale (celle avec la statue de Godefroid de Bouillon à cheval) et de la rue de la Régence. Passés les musées et le Sablon (les collines bordant la vallée de la Senne étaient sablonneuses), s’impose à vous, en remontant, la vue du palais de Justice de Bruxelles, un édifice plus vaste que la basilique Saint-Pierre de Rome !

 

 

KM 4 à 7

Depuis le départ, le parcours n’a cessé d’onduler mais, fondamentalement, vous êtes resté à la même altitude qu’au départ. A partir de la place Poelaert (du nom de l’architecte auquel le roi Léopold Ier avait confié le projet du palais de Justice, la place servant de parvis), les ondulations se poursuivent, en particulier avec le passage des tunnels le long de l’avenue Louise.

Si vous êtes claustrophobes, sachez qu’avec les travaux, vous ne franchirez pas le premier tunnel. A partir du palais de Justice, cela ne cesse de monter jusqu’à la fin du 7e kilomètre, où se situe le point culminant du parcours, dans le bois de la Cambre. Dans l’intervalle de quatre kilomètres, on passe d’une hauteur de 70 mètres à plus de 120 mètres. Il faut garder à l’esprit que la dénivellation positive des 20 km de Bruxelles est de près de 300 mètres et qu’elle ne s’accumule pas uniquement sur la fin !

KM 8 à 12

Les 20 km de Bruxelles dessinent dans le bois de la Cambre une boucle de quatre kilomètres. C’est après la sortie du bois et le tapis de contrôle que se termine, sur l’avenue Franklin Roosevelt, la première moitié du parcours. On ne finit pas encore d’alterner montées et descentes jusqu’à ce qu’on dépasse l’hippodrome de Boitsfort et qu’on arrive au bout de la chaussée de La Hulpe, à la gare de Boitsfort (km 12).

 

KM 13-17

On passe par le point le plus éloigné à vol d’oiseau du départ et la courbe du profil s’inverse. Sur cinq kilomètres, avenue Delleur et boulevard du Souverain, on descend jusqu’au point le plus bas du parcours en passant par la maison communale de Watermael-Boitsfort (côté gauche), sous le viaduc Hermann-Debroux (une de ces horreurs de génie civil dont Bruxelles est affublée – km 15), par la maison communale et le centre culturel d’Auderghem (côté droit au-delà du croisement de la chaussée de Wavre), le long du parc du château de Val Duchesse (connu pour avoir été le théâtre de négociations gouvernementales et de raccrocs à notre tuyauterie institutionnelle), des étangs Mellaerts et du parc de Woluwé (km 17).

 

 

KM 18

La « côte » de l’avenue de Tervueren, dont tout le monde vous parle, vous a parlé et vous parlera, constitue-t-elle un épouvantail, voire la principale difficulté des 20 Km de Bruxelles ? En vérité, il faut en retenir qu’elle se présente là où, à défaut d’un entraînement approprié, on commence à trouver le temps long et à ressentir des fatigues musculaires, voire des crampes, mais aussi qu’elle fait moins d’un kilomètre et n’accuse une dénivellation que d’environ 40 mètres, soit une pente moyenne de 4 %.

Il importe de ralentir et de respirer profondément à plusieurs reprises avant d’attaquer le morceau à un rythme cardiaque et respiratoire bien en-deçà de ses capacités de manière à ne pas s’époumoner et à ne pas caler dès les premières centaines de mètres. Un ravitaillement y est prévu : prenez le temps de vous désaltérer à petites gorgées. Ce ne sont pas ces poignées de secondes qui changeront intrinsèquement votre performance. Profitez des deux brefs paliers intermédiaires pour reprendre le souffle et le rythme.

 

 

KM 19

Le palais Stoclet, à votre gauche, marque la fin de la côte. Cet édifice art déco datant du début du XXe siècle, aux lignes géométriques révolutionnaires pour l’époque, a été inscrit par l’Unesco sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

Même fatigué, ne le manquez pas. Un peu plus loin, vous apercevrez déjà à l’horizon les arcades du Cinquantenaire.

 

Dernier KM

C’est encadré d’une foule de plus en plus dense et bruyante que vous parcourez l’ultime kilomètre au-delà de la fontaine du square Montgomery (située entre le boulevard Brand Whitlock et le boulevard Saint-Michel). Le rétrécissement de la chaussée doit vous inciter à une certaine prudence, certains retrouvant à cet endroit leurs ardeurs du départ pour se faufiler cavalièrement entre des concurrents plus éprouvés et sprinter à coeur perdu vers les portiques de chronométrage à l’arrivée au pied des arcades.