5 affaires judiciaires marquantes de la rentrée2021-09-08T09:15:21+02:00

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Namur

Meurtre de Wivinne Marion: Xavier Van Dam enfin devant la justice

Meurtre de Wivinne Marion: Xavier Van Dam enfin devant la justice

Xavier Van Dam sera jugé à partir du 27 septembre pour l’assassinat, le viol et la séquestration de Wivinne Marion.

Ce que l’ont sait:

Le 1er novembre 2018, Wivinne Marion, mère de famille de 42 ans et médecin au CHR de Namur, quittait son domicile, rue du Try à Boninne (Namur) dans l’entité de Namur, pour réaliser son jogging matinal habituel. Elle n’en est jamais revenue. Sur sa route, elle a croisé Xavier Van Dam (28 ans). Pour une raison toujours non élucidée, la joggeuse s’est retrouvée dans le coffre de la voiture du Flawinnois. Le suspect, aujourd’hui inculpé d’assassinat (meurtre avec préméditation), a ensuite paniqué et jeté sa voiture dans la Sambre, avec, à l’intérieur, le corps sans vie de la victime.

Ce qui s’est déjà passé:

Le lundi 3 mai 2021, la chambre des mises en accusation de Liège a décidé de renvoyer Xavier Van Dam, inculpé de l’assassinat de Wivinne Marion, devant la cour d’assises de Namur.

«S’il a fallu patienter pour voir, enfin, la fin de l’instruction, c’est parce que la défense de Xavier Van Dam a contesté le premier rapport d’expertise. Et, au final, ça n’a rien changé,» constate Me Marc Preumont, avocat de la partie civile.

Des reconstitutions avaient été organisées début 2019 afin d’éclaircir plusieurs zones d’ombre. «Il a toujours actuellement un trou noir pour une partie des faits», précisait alors Charlotte Fosseur, procureure du roi de division.

Marche-en-Famenne

La bourgmestre poursuivie pour homicide involontaire

La bourgmestre poursuivie pour homicide involontaire

La cour d'assises de Namur entamera le 21 septembre, le procès de Lonnie Meunier, un trentenaire de la région de Chiny, accusé du meurtre de Marie-Claire Wauthier, une habitante de Gembloux âgée de 59 ans au moment des faits.

Ce que l'on sait:

Le 16 juillet 2020, une dame de 84 ans qui traversait le boulevard urbain à Marche-en-Famenne, à hauteur de la maison de repos où elle résidait, a été fauchée par une voiture. La victime est décédée quelques instants après son admission à l’hôpital. La conductrice du véhicule est Valérie Lecomte, bourgmestre de Somme-Leuze.
Poursuivie pour homicide involontaire, Valérie Lecomte a toujours contesté sa responsabilité dans l’accident.

Ce qui s'est déjà passé:

Le procès a débuté le lundi 3 mai avec l’audition de deux autres conductrices, témoins des faits. L’une d’elles a expliqué avoir assisté à l’impact depuis l’autre bande de circulation.
«Je m’étais arrêtée pour laisser passer (l’octogénaire) avec son déambulateur. Elle traversait sur le passage piéton, tête baissée, sans regarder autour d’elle. Elle a traversé d’une traite.» L’automobiliste estime que la prévenue n’aurait pas pu anticiper l’accident, compte tenu de la mauvaise visibilité. Cette mauvaise visibilité a également été soulignée par les devoirs ordonnés par le parquet. «Le feuillage des arbres n’influence pas la visibilité des automobilistes», note l’un de ces rapports. «Néanmoins, la succession d’arbres, tuteurs et protections métalliques le long du boulevard peut affecter la visibilité des conducteurs.»

Les plaidoiries et réquisitoires auront lieu le lundi 27 septembre.

Assesse

Morte sous un déluge de coups

Morte sous un déluge de coups

Dans la nuit du 27 au 28 novembre 2019 à Assesse, Luc Nem a tabassé à mort sa compagne, Marielle Tournay. Il avait déjà été condamné pour des faits de violence commis à l’encontre de cette dernière.

Ce que l'on sait:

Le drame s’est joué le jeudi 28 novembre 2019, au bout de la nuit, dans une maison de la rue de la Gendarmerie, à Assesse. Vers 5 heures du matin, Luc Nem, âgé de 38 ans au moment des faits, appelle les secours. «Il a porté une multitude de coups d’une extrême violence», avait précisé à l’époque le parquet de Namur.
Dans le voisinage, beaucoup ont évoqué les tensions fréquentes au sein de ce couple. L’alcool était également très présent. Marielle Tournay, 40 ans, perdra la vie dans ce déluge de coups.
Luc Nem ne nie pas les faits mais il évoque un trou de mémoire lorsqu'on le questionne au sujet de la mort de Marielle Tournay.

Ce qui s’est déjà passé

Le 29 mars, la chambre des mises en accusation de Liège a renvoyé Luc Nem devant la cour d’assises pour le meurtre de Marielle Tournay. Luc Nem n’est pas un inconnu des autorités judiciaires. Il avait déjà été condamné pour des faits de violence commis à l’encontre de Marielle Tournay.

Le 2 octobre 2019, il avait écopé d’une nouvelle peine de 20 mois de prison, avec un sursis probatoire de cinq ans. Il avait été libéré le lendemain, dans l’attente du suivi des mesures assorties à la décision de justice.

Le procès de Luc Nem débutera le 29 novembre.

Florennes

Elle tue son beau-fils

Elle tue son beau-fils

Françoise Meulemans est poursuivie pour avoir tué son beau-fils. Ce dernier aurait fait feu en direction de son ex-compagne. La mère de cette dernière plaide la légitime défense.

Ce que l'on sait:

Le samedi 7 octobre 2017, aux environs de 17 h, rue de la Gare d’Oret, Éric Regnier se présente au domicile de ses ex-beaux-parents, à Hanzinelle (Florennes), où s’étaient réfugiées son ex-compagne Élodie et leur bébé. Le couple est en pleine séparation et la tension est grande entre eux, notamment au sujet de la garde de l’enfant. Selon des voisins, le jeune homme faisait régulièrement de l’esclandre dans le quartier à ce sujet.

Ce samedi-là, selon la prévenue, Éric Regnier serait passé par l’arrière de la maison et aurait tiré en direction d’Élodie et du bébé qui se trouvaient dans la véranda. En se réfugiant à l’étage avec sa fille, Françoise Meulemans aurait alors pris le revolver de son mari. Elle aurait ensuite tiré sur son ex-beau-fils qui, entre-temps, avait forcé la porte et les suivait de près dans l’escalier en se montrant menaçant. Les policiers avaient retrouvé le jeune homme, sans vie, au bas de l’escalier.
Françoise Meulemans évoque la légitime défense.

Ce qui s’est déjà passé

Le jeudi 3 septembre 2020, la chambre du conseil de Namur a rendu une ordonnance de non-lieu. La chambre du conseil a estimé que la belle-mère a agi en état de légitime défense. « On a fait appel de cette ordonnance. On attend la décision de la chambre des mises en accusation de Liège », a précisé le parquet de Namur ce jeudi 24 septembre, selon la DH.

L’agenda devait être fixé le 2 septembre.

Lessines

Le «bourreau d’Ogy» poursuivi pour maltraitance animal

Le «bourreau d’Ogy» poursuivi pour maltraitance animal

Pascal Delcourt, marchand de chevaux doit répondre de 22 chefs d’inculpation, dont des infractions graves à la loi sur la protection des animaux, mais également de nombreux délits sanitaires tels que l’abattage clandestin, la mise sur le marché de viande impropre à la consommation et la falsification de passeports. Son procès reprend ce mercredi 8 septembre.

Ce que l'on sait:

Le 16 mai 2016, plus de 50 chevaux ont été saisis et confiés à différents refuges. Ces chevaux appartiennent tous à Pascal Delcourt, marchand de chevaux à Ogy (Lessines).
Des dizaines d’animaux, pour la plupart des équidés, sont détenus sur des champs de terre battue et dans un hangar.

Le bâtiment vétuste abrite des chevaux squelettiques. Ceux-ci sont enfermés dans des stabulations aménagées avec des matériaux de récupération et peuvent à peine se mouvoir sur une épaisse couche d’excréments. Tous sont affamés et déshydratés.

Les rapports vétérinaires feront état d’animaux infestés de parasites internes et externes. Les pieds de certains chevaux sont également dans un état catastrophique alors que d’autres sont porteurs d’une maladie virale (gourme). Des équidés sont également blessés. Trois d’entre eux devront être euthanasiés. Des cadavres sont également présents sur place.

Le jour de l’intervention, l’horreur atteint son paroxysme lorsque les forces en présence sur place découvrent un «atelier» d’abattage. Des viscères, encore tous frais, jonchent le sol de cet endroit sordide, témoignage d’une mise à mort illégale d’un poney quelques heures à peine avant l’arrivée des secours.

L’intervention, qui s’étalera sur trois jours, est ordonnée par la juge d’instruction Sylviane Pichuèque, du parquet de Tournai. Pascal Delcourt sera arrêté et passera au total 40 jours en prison préventive.

L’association Animaux en Péril, rejointe depuis par ses collègues, est sur le dos de Pascal Delcourt depuis des années. La première condamnation de l’individu remonte à 2009. Ce dernier avait alors laissé mourir de faim de nombreux moutons.

Ce qui a déjà été fait

Lors de l’instruction d’audience, le mercredi 9 juin, Pascal Delcourt (42 ans) a contesté ces faits, et cela malgré les nombreuses contradictions et incohérences mises en évidence par la présidente du tribunal, Séverine Lecollier, qui a particulièrement bien étudié le dossier.
Mais en raison d’un problème de procédure, la suite des débats a été reportée au 8 septembre.

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